Agression dans le TGV ! Que fait la SNCF ?

Paris le 13 juin 2014

 

Jacques BIDALOU

Magistrat honoraire

 

à

M. Guillaume PEPY

Président de la SNCF

 

OBJET : Agression dans le TGV ! Que fait la SNCF ?

 

Ce jour, Mme Pierrette LABORDE, paysanne béarnaise à Doumy ( 64450) devrait prendre le TGV Pau-Paris à 6 h59 pour se rendre à l’expertise médicale ordonnée par le Tribunal correctionnel de Paris suite à l’agression dont elle a fait l’objet le 10 mai 2007 et qui à ce jour n’a donné lieu à aucune réparation du dommage ainsi subi.

En raison de la grève des cheminots—- fait social qui n’est nullement ici en cause—- elle n’a pu prendre son train et du coup, le règlement de la procédure d’agression en cause va encore être prolongé de plusieurs mois.

C’est le 10 mai 2007—- il y a plus de 7 ans maintenant ! — que se rendant à Bordeaux par le TGV Pau-Paris, et alors qu’elle s’apprêtait à descendre en gare de Bordeaux ( elle devait le lendemain matin être présente à 9h devant une instance de retraite) que Mme Pierrette LABORDE, née en 1942, s’’est faite violemment agresser par un type venu à Dax s’asseoir dans son wagon, qui lui a enfoncé la tête dans l’intervalle de la portière, l’étouffant jusqu’à intervention soudaine d’un solide gaillard qui a heureusement stoppé l’agresseur avant qu’un crime soit accompli.

Les contrôleurs sont venus, une patrouille Vigipirate est venue déloger l’individu dangereux qui s’était enfermé dans les toilettes, la police bordelaise s’est emparé de l’affaire, mais quid de la SNCF ?

Le TGV est reparti avec quelque retard, emportant le courageux témoin qui s’était interposé, qui avait déclaré n’avoir fait que son devoir et qui devait continuer sa route sur Paris, mais où est le rapport établi par vos services pour ce grave incident de parcours ?

Ce qui est déplorable, M. le Directeur général, c’est que la base de données CESAR, par laquelle la SNCF recense tous les « incidents » de parcours, jamais, elle ne sera communiquée , quand bien même une information pénale sera finalement ouverte.

Je sais bien que vous ferez observer qu’il appartenait simplement au juge d’instruction de demander cette communication… mais si le Législateur a voulu considérer l’agression dans un moyen de transport collectif comme une circonstance aggravante, force est de constater que la justice n’aura guère songé à remplir correctement sa mission.

Mais je devrais prendre ici le temps de vous relater chronologiquement et plus complètement les suites de cette agression par un type voyageant sans billet ni bagages qui avant de commencer d’étouffer sa victime lui avait tenu ces mots : « Vous descendez à Bordeaux ? D’habitude vous allez à Paris » ?

C’est dire que le type en question n’était forcément pas là par hasard, comme pourtant une justice au-dessous de toute conscience professionnelle et de toute dignité institutionnelle , va s’empresser de faire semblant de croire le contraire.

 

ET SUR CE :

 

Je dois m’en tenir à seulement rapporter des épisodes concernant plus directement la SNCF, dans cette affaire bâclée par une justice irresponsable et sans conscience professionnelle.

Je vous communique donc le PV d’audition en date du 10 mai, 21h15, de Mme LABORDE, par la police judiciaire à Bordeaux…. Mme LABORDE, traumatisée, refusera toute hospitalisation pour vite revenir dans sa famille à Doumy, ne voulant surtout pas inquiéter son mari octogénaire et sa fille handicapée de naissance…. Son numéro personnel est noté, mais de façon incomplète et la police prétendra qu’elle n’a pu joindre ensuite l’intéressée !

Dans les mois qui ont suivi, Mme LABORDE voudra obtenir communication du PV d’audition de son agresseur, pour comprendre quelque peu les raisons de cette agression…. La justice bordelaise finira par lui apprendre ( fin septembre) que le dossier a été renvoyé à Paris.

Elle apprendra également que placé d’office en raison de son état, l’ agresseur Philippe FARGUES a finalement été reconnu comme « placé volontaire » et libre de s’en aller dans les 48 heures… Il aurait pu aller achever son agression criminelle sur Mme LABORDE, mais il est rentré à Paris.. où il va agresser quelques jours plus tard sa voisine de palier.

Agression pour justifier la compétence du TGI Paris , et donc agression de cinéma ? Toujours est-il que la justice ne se préoccupera guère de cette victime Mme BELAID !

L’examen médical de Mme LABORDE se limitera à deux certificats médicaux, mais l’expert finalement désigné constatera l’état d’angoisse permanent et ce jour 13 juin 2014, c’est un spécialiste ( le docteur DUBEC) que Mme LABORDE devait venir voir à Paris.

 

Une question centrale doit être ici évoquée : la justice ne va retenir à l’encontre de FARGUES que des faits délituels aggravés… mais en vérité, lorsqu’un fou ou en tout cas une personne déclarée telle par la justice vous agresse pour vous étouffer contre la portière du TGV , comment affirmer qu’il sera assez « raisonnable » pour ne pas aller jusqu’au crime ? En vérité, la justice aurait dû reconnaître la qualification de tentative de crime ! malheureusement, la justice n’est jamais intervenue que pour faire déclarer fou l’agresseur au moment de son agression, sans jamais se préoccuper d’instruire les faits et d’entendre la victime.

 

Je vous communique copie du courrier en date du 12 mai 2007 que m’a adressé spontanément Mme LABORDE et que j’avais joins en autres pièces au courrier en date du 8 juillet 2007 que j’avais adressé à Mme Cecilia SARKOZY…. Sans être infirmière bulgare, Mme LABORDE avait bien besoin d’interventions spéciales pour surmonter l’inertie généralisée.

 

C’est par un courrier du 3 octobre 2007 que Mme LABORDE apprendra d’une vice-procureur du TGI Bordeaux que l’affaire a été transmise à Paris… ce qui est aussi anormal qu’illégal… d’ailleurs la vice-procureur BALZANO a transmis à l’insu de sa hiérarchie… et le courrier du cabinet de la miinistre de la justice Rachida DATI, datée du 10 octobre 2007, est donc déjà quelque peu inopérant.

Mme LABORDE , justement inquiète, m’a écrit à nouveau le 14 octobre 2007.

 

Nous en arrivons ainsi au 14 novembre 2007… et Mme LABORDE s’adresse alors au Directeur Régional de la SNCF à Bordeaux ( deux jours plus tard, elle a le réflexe de porter plainte avec constitution de partie civile devant le Doyen des Juges d’instruction du TGI Paris… stoppant ainsi la décision de classement sans suite du parquet qui y était programmée ! )

 

Le 7 janvier 2008, le Chef de l’Agence Juridique Sud Ouest de la SNCF à Bordeaux ( M. Jean-Luc RENARD) répond à Mme LABORDE… il annonce une instruction de l’affaire…

 

Le 18 février 2008, Mme LABORDE est avisée de l’ouverture d’une information pénale contre X du chef de violences aggravées par deux circonstances , préméditation et moyen collectif de transports de voyageurs— information confiée à la juge d’instruction BEGON-BORDREUIL qui va s’en tenir à déclarer la folie de l’agresseur sans jamais instruire sur les faits … C’est pas du BURGAUD, c’est pire !

 

Le 3 mars 2008, nouveau courrier de la SNCF… degré zéro d’information… pourtant il y a bien eu agression… le train a été retardé… il existe un fichier CESAR… mais non, le voyageur qui paye son billet et doit être acheminé en toute sécurité, doit rester sans défense à la merci du premier agresseur venu… c’est le je m’enfoutisme général ! ( je suis ici injuste, je prends assez souvent le train pour savoir qu’il y a des contrôleurs consciencieux… celui que j’ai vu dernièrement alerter la police pour des jeunes visiblement en partance pour le djihad ) .

 

Je vais alerter alors le ministre des transports ( Dominique BUDDEREAU) puisque le hasard fait que c’est lorsque celui-ci était ministre de l’agriculture qu’intervenant pour Mme LABORDE au début de l’année 2007, j’avais obtenu que soit diligenté un contrôle sur la MSA Sud Aquitaine qui persécute visiblement Mme LABORDE… d’où les soupçons d’un rapport entre ce contrôle MSA et l’agression du 10 mai 2007 par le prétendu fou FARGUES dont tout laisse soupçonner qu’il s’agirait plutôt d’un homme de main, sinon d’un tueur à gages !

La Cabinet du Ministre va répondre par un courrier du 28 mai 2008. Il a décidé d’alerter directement le Président de la SNCF !

Bravo !

Un courrier du 15 juillet 2008 qui suivra sera pourtant décevant.

Et j’approuve aujourd’hui encore les termes du courrier en date du 21 juillet 2008 que j’ai alors adressé en réplique.


Et la SNCF prendra alors une position beaucoup plus intéressante, cf. son courrier en réponse du 31 juillet 2008, et sa décision de se constituer partie civile devant la juge d’instruction du TGI Paris Mme BEGON-BORDEUI.

Par courrier du 7 août 2008, j’ai remercié le ministre BUSSEREAU.

Mais la suite sera consternante… soumise à un Parquet de Paris qui reste toujours la honte de la justice française ( on n’y travaille que sur  ordre politique) , la juge d’instruction, qui n’instruit rien du tout et n’a toujours pas trouvé le temps d’entendre la partie civile et l’agresseur , a vite fait évacué dès le 20 août 2008, la plainte avec constitution de partie civile de la SNCF ( cf. courrier du 26 août 2008 de la SNCF qui m’a été adressé).

 

Mme LABORDE reçoit convocation pour le 18 septembre 2008, 14h30 pour son audition de partie civile ( il ne lui sera pas proposé de taxer ses frais comme témoin quand c’est pourtant l’usage) , et en sortant de cette audition, Mme LABORDE écrit à Mme Rachida DATI, Ministre de la justice, et chacun comprendra qu’elle n’est nullement dupe de la comédie qui lui est jouée, et qui ne peut qu’aviver son état d’angoisse permanent depuis cette agression du 10 mai 2007 qui doit demeurer toujours obscure.

Ce même 19 septembre 2008, elle a d’ailleurs écrit ce qu’elle pense à la juge d’instruction BEGON-BORDREUIL.

Mais pour la juge d’instruction, l’instruction est terminée ( avis à partie du 7 octobre 2008). Elle veut bien faire application de la loi SARKOZY du 25 février 2008 relative à la déclaration d’irresponsabilité pour trouble mental, mais la demande de mesures d’instruction complémentaires et de requalification criminelle des faits formée par la partie civile ( cf. requête du 15 octobre 2008, qui insiste à nouveau sur le « rapport » qu’a dû nécessairement effectuer la SNCF) ne rencontrera que l’ordonnance de rejet partiel du 3 novembre 2008.

Rien ne doit être vérifié, même pas cette prétendue agression sur un cousin, même pas les raisons de la présence de FARGUES le 10 mai 2007 dans le TGV Pau-Paris… c’est le devoir d’information réduit à zéro, sous les compliments du Ministère Public !

 

C’est dans ces conditions que je suis amené à écrire le 10 juillet 2009 un courrier à M. BUSSEREAU, Ministre des Transports, pour rendre compte de la faillite d’une telle procédure d’information. .. le courrier en réponse du 5 août 2009 sera une transmission à Mme ALLIOT-MARIE, ministre de la justice… ( préoccupée alors de l’affaire des « terroristes de Tarnac »…)… la ministre de la justice transmettra à la Direction des Affaires criminelles ( cf. courrier du 24 août 2009)… qui transmettra au Procureur général près la cour d’appel de Paris ( cf. courrier anonyme du 17 septembre 2009)… qui transmettra dans la mer des Sargasses… La hiérarchie du Ministère Public c’est zéro, mieux vaut espérer en Médiapart !

 

Prenant acte des difficultés matérielles et de la dépression morale de Mme LABORDE, je vais alors écrire le 4 octobre 2009 au Ministre des transports BUDDEREAU pour recommander une indemnisation spontanée par la SNCF de Mme LABORDE ( à hauteur de 10 000 eurosn ce qui reste raisonnable).

Par courrier du 19 novembre 2009, le ministère transmet ma demande au Président de la SNCF, « afin qu’une réponse vous soit apportée ».

La Direction Juridique de la SNCF me répondra par courrier du 18 décembre 2009… elle a peur que son indemnisation s’ajoute à la réparation par l’agresseur !

Ce que je demandais c’est un « geste commercial » de la SNCF à l’égard d’un usager agressé, indépendamment des aléas de l’information pénale en cours, indemnisation valant solde de tout compte entre le transporteur et le transporté !… un geste commercial d’autant plus important qu’en 2014 encore, la passagère du 10 mai 2007 subit les conséquences psychologiques, morales et quelque peu physiques ( sur sa vue) de l’agression.

 

Uu courrier du 19 avril 2010 me confirmera la position de la SNCF, qui confond toujours « geste commercial », extérieur à la procédure pénale en cours, et « indemnisation qui vaudrait reconnaissance de culpabilité »).

J’avais auparavant adressé un « dossier » à M. jean-Luc RENARD, Chef de l’Agence Juridique Sud-Ouest, daté du 7 avril 2010 ( je note ici que née en 1941, Mme LABORDE, au-delà des promesses gouvernementales de l’époque, n’a toujours pas droit de bénéficier d’une pension de retraite dès lors qu’elle entend poursuivre son exploitation agricole… et parce qu’elle ne veut pas céder cette exploitation la MSA la harcèle de cotisations effarantes… cette MSA a l’origine de sa mise en liquidation artificielle aux seules fins de permettre à des spéculateurs immobiliers de la région, appuyés sur un liquidateur fourbe, et récemment condamné pénalement, et un notaire félon, de vendre à l’insu des époux LABORDE une parcelle constructible leur appartenant sur laquelle la bande organisée d’escrocs a réalisé une juteuse opération de lotissement ).

J’ai écrit un courrier le 6 mai 2010 adressé aux autorités publiques concernées et ayant pour objet : « VIGIPIRATE, Plan d’esbroufe ».

Mais il est trop tard pour faire aboutir la manifestation de la vérité, la juge d’instruction BEGON-BORDREUIL, vainement récusée, rend une « ordonnance de transmission de pièces » en date du 19 mai 2010— ce qui va permettre d’escamoter la constitution de partie civile de l’Association ARAF que je préside—- une ordonnance qui vise les réquisitions de non-lieu du procureur de la République en date du 26 novembre 2008 ( c’est dire si au Parquet de Paris, la conscience professionnelle est hors-sujet depuis longtemps. Cette ordonnance permet d’apprendre quelques faits stupéfiants sur l’agresseur FARGUES dans ses rapports avec la médecine, alors même qu’il est mentionné sa profession : « conseiller à la mairie de Paris » ( mais l’employeur n’a même pas été entendu !) , il n’est pas indiqué la date de son audition à rebondissements, il est fait état de l’expertise du docteur LACHAUD en date du 7 juillet 2008. La juge d’instruction qui ne se sera guère préoccupée de la victime, ose exclure le second certificat médical , et elle exclut la préméditation, car « FARGUES a agi de façon impulsive, en réponse à une hallucination auditive ».

Vous avez dit BURGAUD ! C’est pire !

La juge d’instruction retient FARGUES dans les faits de la prévention revue par elle, sans pouvoir exclure que l’agression a eu lieu dans un moyen de transport collectif de voyageurs, et elle doit néanmoins faire application de la « loi SARKOZY » du 25 février 2008 et transmettre en conséquence le dossier de la procédure à la Chambre de l’instruction, seule compétente pour déclarer l’irresponsabilité pour folie.

 

Le 25 mai 2010, Mme LABORDE communique copie de cette ordonnance au Ministre BUSSEREAU sous couvert du Président de la SNCF, sous couvert de M. Jean-Luc RENARD—- et elle adresse ce même jour ses remontrances à la Juge d’instruction ainsi qu’à la Directrice des Affaires criminelles et au Premier Président de la Cour d’appel de Paris.

 

Devant la Chambre de l’Instruction de la Cour d’appel de Paris, ce sera un lourd sabotage de la loi du 25 février 2008, les juges se refusant à convoquer FARGUES aux audiences et refusant même le principe d’une audience publique pourtant imposé par cette loi . Et c’est vainement que j’adresserai le 3 juillet 2010 un lourd dossier résumant le dossier de l’information pénale à la Garde des Sceaux Michèle ALLIOT-MARIE.

Mon courrier du 17 juillet 2010 pour demander des poursuites disciplinaires contre la juge BEGON-BORDREUIL, même pas capable de rassurer Mme LABORDE sur la localisation de l’agresseur FARGUES, sera tout aussi vain.

Et inutile d’écrire au Maire de Paris, Bertrand DELANOE pour obtenir quelques renseignements sur son salarié prétendu dingue qu’il loge confortablement, il vous oppose la séparation des pouvoirs ( sic ! cf. ses réponses du 26 avril 2010 et du 22 juillet 2010) .

Je proteste en tout cas par courrier du 11 août 2010.

Pour sa part, c’est tout aussi vainement que Mme LABORDE alerte la Directrice des Affaires Criminelles sur les violations de la loi du 25 février 2008. .. La réponse du 20 août 2010 par un adjoint à un chef de bureau la renverra simplement dans le circuit classique de l’irresponsabilité.

Et je constate que le 24 septembre 2010, j’ai dénoncé « une justice de cauchemar » à la Présidente CARON de la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris qui refusent toujours le principe de l’audience publique avec convocation du prétendu fou— et que déjà Mme LABORDE n’a pu répondre à une convocation en raison d’une grève de la SNCF !

Le 1er octobre 2010 je m’adresse directement à la Présidente CARON qui ne cesse sans complexes de bafouer la foi publique.

 

Nous arrivons à l’année 2011.

Au nom de l’ ARAF et de sa constitution de partie civile escamotée, je récuse la présidente CARON… demande rejetée par ordonnance du 3 février 2011 du premier président de la cour d’appel de Paris

Le 3 mars 2011, nouvelle réponse négative de la SNCF à ma demande d’indemnisation « commerciale » pour Mme Pierrette LABORDE. Il est fait référence au contrôle financier de l’Etat, mais en quoi ce contrôle serait-il un obstacle à un élementaire « geste commercial » envers l’usager qui a été lourdement privé de l’obligation de sécurité à laquelle lui donnait droit son titre de transport ?

Et c’est déjà le 7 octobre 2011, émoi justifié dans la SNCF pour l’agression d’un de ses agents. J’écris le courrier nécessaire qui s’impose aux autorités publiques – avec copie notamment à M. PEPY, Président de la SNCF)

Et c’est déjà l’année 2012 !

Les choses devraient aller mieux, Mme LABORDE a un nouvel avocat et la juge CARON va quitter la présidence de la chambre de l’instruction.

Et à partir du mois de mai, c’est « le changement maintenant » !

 

Mme LABORDE est convoquée à nouveau devant la 6ème Chambre de l’instruction pour une audience du 13 juin 2012, et le principe de l’auidience publique est enfin reconnu… Reste à savoir si FARGUES va être cité à comparaître pour le débat contradictoire prévu par la loi SARKOZY du 25 février 2008… laquelle prévoit aussi la convocation des experts médicaux qui ont examiné le prétendu fou !

J’adresse un courrier du 20 mai 2012 au Procureur général près la Cour d’appel de Paris ( avec en annexe rappel de quelques pièces de la procédure)

Le même jour, j’alerte aussi la Directrice des Affaires Criminelles ( avec en annexe également des pièces significatives de la procédure).

Le 4 juin 2012, Mme LABORDE écrit à son nouveau avocat pour qu’il la représente à l’audience du 13 juin 2012.

Le 8 juin 2012 elle répond au courrier en date du 1er juin 2012 qu’elle a reçu du greffier de l’instruction.

Le 13 juin 2012, la Chambre de l’instruction siège, l’audience est publique ( je suis d’ailleurs le seul « public » présent)

Le 15 juin 2012 , l’audience a eu elle écrit à son avocat, l’expert a été convoqué , il sera entendu et répondra à deux questions de l’avocat, FARGUES n’a pu venir—–observation pratique : chaque fois qu’il est convoqué en justice, il ne peut sortir, un certificat médical l’atteste, mais entre les audiences, il va bien merci, il se promène—Le nouveau Président de la Chambre a été à la hauteur… mais peut-il décider d’ordonner de compléter l’information pénale quand 6 ans ont passé sans investigations sérieuses ?

Et c’est ainsi que sera rendu l’arrêt du 5 juillet 2012 qui rejette les demandes d’investigations complémentaires, maintient les charges à l’encontre de FARGUES mais le déclare pénalement irresponsable.

Des mesures de sûreté sont ordonnées…. Chacun peut les lire et les méditer !

Et conformément aux dispositions de la loi SARKOZY du 25 juillet 2008, FARGUES est renvoyé devant le Tribunal correctionnel de Paris , compétent pour fixer la réparation du préjudice.

Pour Mme LABORDE, tout doit encore continuer , alors même qu’elle conteste toujours la folie de son agresseur et s’en angoisse d’autant plus, quand à l’évidence la manifestation de la vérité ne trouve pas son compte dans ce cours procédural si longtemps caricatural !

M’adressant principalement au Président de la SNCF, je ne vais pas insister sur la suite des démarches…. Je salue la fin de l’année 2012 en écrivant le 4 décembre 2012 à Mme TAUBIRA, Garde des Sceaux. pour insister sur les anomalies de cette affaire.

Et dès le 19 janvier 2013 je lui adresse un nouveau courrier pour fustiger les carences de la procédure d’instruction.

Quant à Mme LABORDE, elle s’adresse le 27 mars 2013 au Président de la République François HOLLANDE : devant le tribunal correctionnel de Paris ( 19ème chambre) le dossier de l’information pénale n’est pas là, il aurait été archivé !

Mme LABORDE en réponse reçoit un mois plus tard un courrier daté du 29 avril 2013 par le Conseiller-Justice de l’Elysée, le magisrtrat Pierre VALLEIX.

Je vais tenter de mobiliser ce magistrat par des courriers-dossiers du 13 mai 2013, du 23 mai 2013, du 24 mai 2013, du 27 mai 2013, du 30 mai 2013, du 8 juin 2013, mais impossible d’obtenir que la justice aille voir plus loin que la « folie » suspecte du mystérieux Philippe FARGUES.

Et par jugement du 10 juin 2013, le Tribunal correctionnel de Paris s’en tient à ordonner une expertise médicale de la victime.

 

Après l’accident de Bretigny, j’écris moi-même au Président de la République le 12 juillet 2013 : « Quand un train déraille , le Chef de l’Etat se mobilise, mais quand la justice déraille, qui doit réagir ? »

 

Mais nous voici en 2014. Victime dans le TGV d’une tentative d’assassinat le 10 mai 2007 que la justice veut qualifier de simple délit en voulant croire que FARGUES qu’elle déclare fou et qui n’a stoppé sa tentative que par l’effet de l’intervention d’une personne tierce se serait raisonnablement arrêté avant la mise à mort de sa victime, celle-ci n’a pas reçu un sou d’indemnisation, c’est elle qui doit faire face à tous les frais, qui doit supporter seule ses angoisses tout en devant tout faire pour rassurer sa famille, les règles de procédure ont été bafouées impunément, l’arrêt du 5 juillet 2012 ne fait l’objet d’aucune des rectifications matérielles nécessaires, la mairie de Paris se moque pas mal de son salarié qu’elle continue de payer et de loger en toute tranquillité, bref, tout cela est vraiment consternant.

La SNCF a eu quelques réflexes de compassion, mais elle n’a pas voulu aller au-delà, et aujourd’hui alors que l’expertise prévue le 13 juin 2014 allait enfin pouvoir permettre d’avancer décisivement dans la procédure, voilà qu’une grève de la SNCF oblige à renvoyer l’examen psychologique à une date uiltérieure, forcément au-delà du mois de septembre 2014.

 

Le présent courrier-dossier vaut tentative de convaincre la SNCF de faire le geste commercial qu’appelle l’agression du 10 mai 2007, et cela n’a rien à voir avec une quelconque mise en cause de la responsabilité pénale de la SNCF qui est une question hors-sujet ( du moins pour Mme LABORDE , la SNCF aurait-elle quelque doute sur ce point ?).

Je ne m’adresse qu’à la seule responsabilité professionnelle de la SNCF, elle a bien un budget social pour permettre d’apporter quelque soulagement à Mme LABORDE et sa famille.

La somme de 10 000 euros que j’avais suggérée conserve toujours sa pleine cohérence, même si depuis les années écoulées se sont ajoutées aux années écoulées.

… il me semble que la SNCF pourrait au moins prendre quelque contact direct avec Mme LABORDE pour bien comprendre en tant que de besoin son état de détresse et les risques de découragement.

 

J’adresse copie du présent courrier pour information à M. le Président de la République, Chef de l’Etat, ainsi qu’à M. le Ministre des Transports… car il n’y a pas de miracle, à force de se sentir déconsidérés, ignorés, bafoués, les citoyens français , compris ceux qui sont grévistes de la SNCF, ne peuvent guère se dévoiler enclins au dialogue et au compromis.

Et si M. HOLLANDE croit pouvoir s’ingérer dans la justice américaine pour sauver la pauvre banque BNP –Paris Bas, qu’il commence par montrer qu’il veille avec la rigueur nécessaire sur la justice de son pays et le droit à la justice de ses concitoyens.

 

C’est incroyable que dans la France contemporaine, il soit interdit de comprendre et connaître un agresseur tel que ce Philippe FARGUES, réduit à évoquer lui-même ses antécédents psychiatriques, et à faire état de l’intervention d’une personne tierce, alors que la justice s’est totalement désintéressée de ces éléments importants de l’affaire.

Veuillez agréer, M. le Président, mes salutations distinguées.

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