In memoriam Christiane TAUBIRA

Paris le 19 septembre 2012

Jacques BIDALOU

Magistrat honoraire ostracisé

Partie demanderesse

                  à

                  Mme Christiane TAUBIRA

                  Garde des Sceaux, Ministre de la Justice

OBJET: de votre nécessaire contribution à la bonne administration

                de la justice.

      Ref. : Procédure BIDALOU c/ USM devant le T.I.Paris-6ème

J’ai l’honneur de vous rappeler que l’audience de ce jour devant le Tribunal d’instance de Paris-6ème  n’a pu être qu’une audience de renvoi dès lors que le représentant de la partie adverse, M. Christophe REGNARD, président statutaire de l’USM , a préféré répondre à votre invitation concernant la « conférence de consensus sur la récidive » dont vous  organisiez  l’installation solennelle ce matin.

Le trésorier de l’USM s’est tout de même présenté à cette audience pour veiller à un « renvoi utile », en précisant donc que M. REGNARD était à New-York au mois d’octobre, et en Inde au mois de novembre… je suppose dans le cadre de ses activités syndicales…  Et c’est dans ces conditions qu’a été fixée l’audience du 11 décembre 2012.

Si j’interviens par la présente, c’est pour vous recommander de bien vouloir veiller à ne pas organiser une quelconque autre « conférence de consensus » pour ce 11 décembre 2012 qui pourrait obliger M. REGNARD à solliciter un nouveau renvoi regrettable  de la cause à une audience ultérieure ( l’assignation introductive dont s’agit  étant  en effet du 16 novembre 2010).

Je dois dire que j’aurais au demeurant quelque tendance spontanée à rire franchement de ces « conférences de consensus », invention pour le moins hautement ridicule par laquelle il s’agit de donner l’impression de travailler utilement quand il n’y a en réalité qu’esbroufe grossière, vains bavardages et gaspillage étudié des deniers publics,  avec pour objectif de consolider encore le cercle des courtisans professionnels… cercle dont la ministre peut alors s’épanouir d’en être le centre objet de toutes les attentions.

Pour les justiciables et le cours réel de la justice, il faudra attendre.

Je dois dire ici que la seule conférence de consensus qui m’apparaît indispensable en ces temps de « changement maintenant » avec un Président de la République qui a promis d’être impitoyable avec la corruption, ce serait l’installation d’une « conférence de consensus pour reconnaître que le Conseil Supérieur de la Magistrature s’est dénaturé ( le 8 février 1981)  en instance criminelle de faussaires et parjures professionnels en s’appuyant sur la falsification de la pièce 371 de mon dossier disciplinaire et fonder ainsi sa décision de révocation valant ouvertement, sous couvert du huis-clos, mise à bas du principe constitutionnel de l’inamovibilité des juges du siège ».

Tout le reste n’est qu’une longue dépravation de l’institution judiciaire pour apparaître chaque jour davantage solidaire des cadavres qu’elle planque dans ses placards de la Chancellerie…  avec des gardes des sceaux choisis pour savoir être d’abord des gardiens des faux !

Il est vrai que vous seriez pour votre part, la ministre qui combat les discriminations … mais cela ne consiste certes  pas à dévoyer le mariage du code civil  dans vos réformes actuelles qui ne sont que mise en place d’un marché esclavagiste aux enfants, et achèvement du déboussolage des juges et procureurs…

Si vous voulez effectivement combattre la discrimination, dépêchez-vous plutôt  de faire droit à mon recours en révision contre la décision précitée du 8 février 1981,  en prévoyant donc d’urgence ma comparution devant le CSM… en audience publique, évidemment, car pour les huis-clos de forfaiture, j’ai suffisamment donné…

J’ajoute qu’à l’audience de ce jour, le Tribunal d’instance de Paris-6ème a soulevé une autre difficulté concernant le « renvoi utile » souhaité par la partie adverse, celle que détermine le retard du Ministère Public à communiquer son avis sur les questions prioritaires de constitutionnalité qui ont pu être soulevées… et cette difficulté renvoie d’ailleurs  au triste état en France du Ministère Public… c’est au demeurant  quelque peu l’objet du litige que j’ai diligenté contre l’Union Syndicale des Magistrats.

Il est vrai que pour votre part  vous avez découvert très vite « l’autisme ministériel » , qui vous permet d’être fière de ne pas intervenir dans la justice quand cela ne traduit pourtant   en réalité qu’une  sordide et misérable  désertion…  et aussi  nouvelles esbroufes ( pour traiter publiquement  le procureur COURROYE de clown, cela ne vous a pas gênée d’être ainsi « intervenante » !) .

Je dois d’ailleurs vous signaler que j’ai eu récemment l’occasion d’attirer l’attention du Chef de l’Etat sur l’incapacité des membres du Ministère Public à s’identifier sur les courriers portant leur signature … les remous de l’affaire Patrice ALEGRE n’ont servi à rien , et la déloyauté liée à cet anonymat continue donc d’être assumée le plus souvent par les représentants du Ministère Public… et si je n’ai pas pensé à d’abord vous alerter, c’est parce que vous m’avez  déjà depuis longtemps  convaincu qu’il est toujours vain de s’adresser à vous .

Cela ne saurait nonobstant  vous dispenser de mettre en œuvre sans plus tarder, outre ma convocation devant le CSM pour la procédure de révision— dont le Conseil d’Etat ( par arrêt du 16 mai 2012)  vient enfin de ratifier l’existence légale—  le paiement de l’argent que l’Etat ( le Ministère de la Justice)  me doit … j’ai déjà connu Mme GUIGOU avec un G comme voleur, Mme LEBRANCHU avec un L comme voleur,  dois-je  maintenant prendre acte de Mme TAUBIRA avec un T comme voleur ?

… Je sais bien que « la nature régalienne de votre charge (m’) interdit de «  pulvériser les bavasseurs », c’est-à-dire tous ceux qui ne vous prennent pas pour le centre de ces  (cir) conférences de consensus que vous aimez tant… Demeurez donc dès lors dans votre impavidité bovine jusqu’à l’hébétude pachydermique , mais cela n’enlèvera  rien à mon  droit de faire valoir mes réclamations.

La roublardise ne passera pas.

Veuillez agréer, Mme le Garde des sceaux, l’assurance de ma haute considération.

J’adresse copie de ce courrier à Mme le Président du tribunal d’instance de Paris-7ème, ainsi qu’à M. le Président de l’Union Syndicale des Magistrats.

J’en adresse également copie à M. le Président de la République, Chef de l’Etat, premier garant ( constitutionnel)  de la procédure de révision sus-évoquée mais toujours en l’état  renvoyée depuis le 23 avril 1981  au déni de justice.

 

Cet article, publié dans Documents juridiques, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s