Création de 19 emplois fictifs à hauts salaires

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Paris le 5 août 2010

Jacques BIDALOU

Magistrat honoraire ostracisé

à

  1. Jean-Louis DEBRE

Président du Conseil Constitutionnel

OBJET : Affaire Ministère Public c/ Jacques CHIRAC

                 ( création de 19 emplois fictifs à hauts salaires  contre

                 création d’un  emploi réel à  salaire nul )

Le privilège d’avoir été empêché d’exercer mon métier et gagner ma vie sous couvert de l’arbitraire étatique et du déploiement insensé du parjure et de la forfaiture, ne saurait me convaincre de renoncer à voir triompher le droit, la vérité et la justice.

L’omerta d’un système qui sait reprendre les mœurs et méthodes de la mafia et du kremlin pour s’imposer toujours ne saurait m’interdire de reprendre la parole chaque fois que je le peux.

Ma vie et ma mort professionnelles se sont articulées sur quatre décrets, seulement quatre décrets, les décrets du 17 janvier 1978, du 10 mars 1981, du 26 août 1981 et du 24 juillet 1987, quatre décrets de l’apocalypse dont il faut croire qu’ils doivent renvoyer chacun à rester coi et con pour éviter de prendre quelque risque pour sa propre carrière.

Qu’aucun débat ne soit jamais permis autour de ces décrets, ce n’est pas seulement s’indigner des tours et contours du juge judiciaire ou du juge administratif face à des services de la Chancellerie qui ne savent plus qu’agir en officine de protection rapprochée de la criminalité étatique et service après vente de la forfaiture d’Etat, c’est forcément délimiter l’Etat d’esbroufe qui règne sur les décombres de l’Etat républicain.

Il est évident que la censure de toute discussion sur ces 4 décrets est au service d’une censure encore plus implacable quoique pourtant plus propice à la désinformation et à la manipulation, sur le fond des affaires, soit ces griefs disciplinaires qui ont été inventés par des hauts magistrats faussaires, félons, filous et filandreux,  pour justifier par deux fois mon élimination professionnelle.

Vous comprendrez en tout cas que c’est pour être plus fort que l’omerta — même si le résultat est logiquement  de renforcer encore davantage  cette omerta—  que je prends la responsabilité de me constituer partie civile incidente dans les affaires cruciales propres ( en théorie du moins) à débusquer l’Etat dans ses rouages et ses roueries.

C’est ainsi que je me suis constitué partie civile dans le procès des faux listings de comptes bancaires Clearstream, pour faire valoir qu’il y avait pire dans la criminalité, le listing de ces 4 décrets précités qui règlent ma situation statutaire et dont l’authenticité doit rester abandonnée à des juristes sans foi ni loi , sans âme ni conscience .

Et c’est dans cette même logique que je dois malheureusement envisager de me constituer partie civile incidente contre M. Jacques CHIRAC… j’écris « malheureusement », car ce procès contre un ancien Président de la République est assez symboliquement fort pour ne pas le surcharger d’incidences .

Mais comment faire autrement, puisque au-delà des emplois fictifs créés pour ses convenances personnelles ou partisanes, M. Jacques CHIRAC est cet homme politique décadent qui n’aura su que bafouer ses devoirs constitutionnels en livrant l’autorité judiciaire à la servilité, à la soumission… pour ne pas dire la désertion et la trahison…  et qui en tout cas aura su dans l’indécence et l’imposture,  me priver de mon emploi réel !

C’est autre chose, vous en conviendrez,  que ses emplois fictifs pour copains sinon coquins !

… Peut-être l’intéressé a-t-il conservé mon courrier d’il y a déjà près de dix ans , portant en objet : « Qui a pêché par la justice périra par la justice » … mais comme il dit et a sans doute dit, ça m’en touche une sans ébranler l’autre ( je ne retrouve pas la citation exacte).

Bref , de quoi s’agit-il exactement ?

De ce décret du 24 juillet 1987 portant ma radiation des cadres sur lequel le Premier Ministre Jacques CHIRAC aurait apposé sa signature de contre- seing ( alors qu’en juillet 1987 il était en voyage officiel dans plusieurs états africains).

Et ce décret du 24 juillet 1987 qui m’a renvoyé à la privation immédiate de toutes ressources et de tous droits sociaux pour les 17 années suivantes, et traduisait donc cette volonté classique de la part des dirigeants désaxés de « clochardiser » les agents publics dérangeants ( cf  l’affaire exemplaire Guy GRALL ) , valait ratification ( et donc  usage de faux criminel  !) du décret du 26 août 1981, décret manifestement falsifié, re-falsifié, truqué, et pour tout dire effectivement  criminel– et d’ailleurs jamais notifié– me nommant sans mon consentement hors de mon siège du tribunal d’instance de Hayange au mépris du décret de nomination du 17 janvier 1978 jamais rapporté à ce jour et toujours sous la garantie de l’article 64 de la Constitution.

Un homme politique qui viole ouvertement le principe constitutionnel de l’inamovibilité des juges du siège, ce n’est pas un homme d’Etat, c’est un sombre malfrat… et s’il faut agir en decoy  pour lui rappeler tout de même qu’il doit quelques comptes à la justice, qu’il ne s’en prenne qu’à lui-même. Il n’est jamais interdit de rester décent et intelligent, surtout lorsqu’aucun problème matériel ne vous paralyse.

Et je dois ajouter—- car derrière la question des décrets, il reste le fond, soit l’exercice de mes fonctions de magistrat fidèle à son serment— qu’en mai  1986, lorsque le nuage de Tchernobyl a été officiellement stoppé aux frontières de l’hexagone, j’ai dans l’exercice de mes fonctions de représentant du Ministère Public  assigné le Préfet du Val d’Oise en procédure de conservation de preuves, avec l’idée bien arrêtée d’étendre ensuite l’action du Ministère Public à l’ensemble du territoire national.

…Dans la semaine qui a suivi , le Gouvernement de M. CHIRAC

m’a interdit l’exercice de mes fonctions ( décision du 22 mai 1986) et comment alors ne pas en tirer la conclusion, au regard de toutes ces victimes qui se sont déclarées par la suite, que non  seulement le Gouvernement de l’époque  s’est livré à la désinformation nocive envers la population,  mais encore a pris la responsabilité de saboter toute possibilité de prise de conscience de l’urgence des problèmes à traiter.

C’est ajouter à l’inconscience, le cynisme !

Et , faut-il en rire ou en pleurer, le Garde des Sceaux CHALANDON, dans son acte de poursuites disciplinaires, a pris soin, quant à lui,  d’inscrire que pour cette affaire Tchernobyl ( comme pour l’affaire DUVALIER) il n’avait rien à me reprocher… il a préféré me faire grief de « l’affaire LEONARD »…. Pitoyable, c’est à croire que M. CHALANDON n’a pas de fils !

Il est vrai qu’il vaut mieux avoir un fils en prison que pendu à un arbre…

  1. le Président du Conseil Constitutionnel—auditeur de justice au TGI Nanterre une année avant moi— vous savez que depuis les « accords BELJEAN » de décembre 1981 puis janvier 1982, j’ai dû resté privé de tout dialogue avec mon employeur du Ministère de la Justice, et qu’il m’a donc fallu dériver dans des procédures interminables une situation litigieuse qui aurait pu, et aurait dû,  se régler en une matinée .

Et si certains veulent croire qu’ils peuvent nonobstant  m’opposer des décisions de justice — qui sont en réalité à la justice ce que LANDRU était à la condition féminine — je les renvoie sans complexes à ce grand juriste et néanmoins politique qui avait su sans hésiter , après une décision de la Cour de Justice  des Communautés Européenne, appeler l’Assemblée Nationale  à « déclarer solennellement en un élan nécessaire de patriotisme , que cette délibération de la Cour de Justice soit considérée comme nulle et non avenue au regard des lois de la République » ( J.O. Ass. Nat. 1er juin 1979, p. 4608)

 … nul et non avenu comme ce décret du 5 janvier 1982 portant nomination d’un usurpateur sur le siège du tribunal d’instance de Hayange, abusivement déclaré vacant !

Mais pour ma part, je n’accuse pas mes juges de « mégalomanie maladive », je m’en tiens à les renvoyer, expressément et nommément  à leur forfaiture et leur lâcheté…

Il m’a en tout cas semblé nécessaire, M. le Président du Conseil Constitutionnel,  de vous exposer ce qui précède , en vous permettant d’apprécier  les  pièces annexées, soit :

  • le décret du 26 août 1981 dans sa forme « officielle », côtée B IV 5 à mon dossier disciplinaire de mise à la retraite

  • sans retraite ni droits sociaux, et accréditée par le conseil d’Etat

  • le décret du 26 août 1981 dans sa forme « vraie » mais dissimulée, mais déjà constitutive du faux en écritures authentiques et de la pire magouille étatique

  • le décret du 24 juillet 1987 tel qu’il m’a été notifié le 3 août 1987 par le Procureur général BORDAS à Versailles .

  • le décret du 24 juillet 1987 tel qu’il a été soudainement mis en circulation à partir de novembre 2004 avec sa signature CHIRAC ouvertement cacatée ( machine à signer périmée ?)

Je me réserve le droit de joindre copie du présent courrier, le cas échéant, à ma constitution de partie civile incidente.

J’en adresse d’ores et déjà copie à Mme  le Ministre d’Etat, Garde des Sceaux, ainsi qu’à Mme la juge d’instruction BERTELLA-GEFFROY depuis longtemps dépositaire des pièces relatives à l’action du Ministère public près le TGI Pontoise au moment de la catastrophe de Tchernobyl et aussi des pièces relatives au  sabotage de cette action que commandait l’ordre public..

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel, mes respectueuses salutations.

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