4 juillet 1980 à Radio-Luxembourg

320 - Jack Jackson, een stem van radio Luxemburg

Paris le 13 novembre 2019

Jacques BIDALOU

Magistrat honoraire

à

M .le Président de la Section du Contentieux du Conseil d’Etat

Juge des référés

Le Conseil Supérieur de la Magistrature, en dépit de l’analyse du professeur Charles EISENMANN dont le requérant a été l’élève, est tenu pour une juridiction disciplinaire  de l’ordre administratif.

Et c’est donc par la décision d’une juridiction de l’ordre administratif  que le magistrat de l’ordre judiciaire Jacques BIDALOU a été le 8 février 1981  révoqué de ses fonctions juridictionnelles et privé de l’inamovibilité sur le siège du tribunal d’instance de Hayange que lui garantissait le Statut de la Magistrature en application de l’article 64 de la Constitution.

Au motif déterminant de cette décision de révocation aux effets administratifs indéniables sur la vie professionnelle du requérant , il était fait grief au requérant  d’avoir manqué à l’obligation de réserve en participant le 4 juillet 1980 à une émission télévisée de Radio-Luxembourg—- le grief se limitant à cette simple participation sans mise en cause spécifique  des propos tenus à cette occasion, mais avec la précision que Jacques BIDALOU avait  ainsi exprimé « son opinion sur une affaire dont il était saisi » ( sic !).

Il avait tout de même fallu que les  membres du Conseil Supérieur de la Magistrature apportent dans leur décision  la preuve élémentaire  d’une telle participation emportant manquement à l’obligation de réserve, et cette preuve était la communication , effectuée en annexe au procès-verbal d’audition du 5 décembre 1980, comme pièce n. 371 du dossier, de la transcription sur R.T.L.  de cette intervention du 4 juillet 1980 à  8h 34 !

Cette « preuve » relevait manifestement d’une entreprise de falsification de la vérité  par une instance de l’ordre administratif s’abandonnant ouvertement à la forfaiture,  sans respect de l’honneur de ses membres et des exigences déontologiques d’autorités républicaines.

Cette « transcription » datée du 4 juillet  1980 —- soit à un moment où non encore interdit temporairement de l’exercice de ses fonctions par la décision ministérielle intervenue quelques jours plus tard, le  16 juillet 1980 , Jacques BIDALOU pouvait être  êncore  considéré comme toujours en charge de « l’affaire dont il était saisi » !—- relève en effet de la falsification fallacieuse au plus haut degré puisque faisant état de faits postérieurs survenus le 16 juillet 1980 ( soit la décision précitée de suspension des fonctions), et encore le 18 juillet 1980 ( soit la notification de cette décision de suspension du 16 juillet 1980).

Et la falsification était si monstrueuse que lorsque le Conseil d’Etat statuera, par son arrêt du 5 mai 1982,  comme juge de cassation autoproclamé de la décision de révocation du 8 février 1981, il modifiera carrément la décision qu’il contrôlait en spécifiant comme grief que Jacques BIDALOU «  a, le 4 juillet 1980 , exprimé   à la Radio Télévision Luxembourgeoise , son opinion sur une affaire dont il avait été saisi » ( sic !)

L’altération de la décision contrôlée par l’autorité de contrôle relève assurément du faux en écritures authentiques, elle ne peut que disqualifier cette autorité de contrôle et la mission qu’elle exerce  en opération criminelle , et elle renvoie ainsi  le contrôlé dans un monde de crapules triomphantes où ne dominent plus que des êtres infames jusqu’à la lie, jusqu’à l’hallali,  et qui n’ont d’autres issues que de commettre de nouveaux crimes pour couvrir les anciens.

C’est dans ces conditions que le requérant agit depuis quarante ans devant le Conseil d’Etat sans jamais y trouver en retour la moindre démarche de courage, de probité et d’honneur !

Il reste que c’est par la pièce déterminante n. 371 de son dossier que Jacques BIDALOU a été privé du droit d’exercer son métier de magistrat dans la  garantie de ses droits  statutaires—- et d’abord le principe fondamental de l’inamovibilité des juges du siège —- , et nul ne s’étonnera que si l’actrice Valentine MONNIER a trouvé dans l’actualité de l’affaire DREYFUS, la nécessité de faire le récit d’un Roman POLANSKI violeur et écumant , en 1975, en Suisse, alors qu’elle avait à peine 18 ans, le requérant entend pour sa part  dénoncer aujourd’hui , dans cette même  actualité de l’affaire DREYFUS , la fumisterie de sa révocation du 8 février 1981 où la pièce 371 a été délibérément choisie pour couvrir un faux en écritures particulièrement grossier et toutes ses suites, plus grossières les unes que les autres, avec en point d’orgue le refus d’audiencement valant déni de justice  , de son recours en révision du 23 avril 1981  contre la décision de révocation du 8 février 1981, alors même que c’est sur le moyen tiré de la falsification de la pièce 371 de son dossier que le capitaine DREYFUS a obtenu la révision de sa condamnation ( par arrêt du 12 juillet 1906 de la Cour de Cassation)… étant souligné ici que la pièce 371 du dossier DREYFUS était une pièce étrangère au dossier des poursuites et déjà reconnue fausse par les adversaires du capitaine DREYFUS , alors que la pièce 371 du dossier BIDALOU est une pièce constitutive de l’accusation que les charlatans du Conseil d’Etat et du CSM  s’obstinent à révérer et consacrer  comme pièce probante .

Par ces motifs

Plaise à M. le Président, Juge des référés

Statuer ce que de droit en jugeant que le Conseil d’Etat, instance de l’ordre administratif disqualifiée en tant que telle à prononcer une décision de justice, a , dans l’exercice de ses pôuvoirs d’instance politico-administrative , porté une atteinte grave et manifestement illégale , à la sauvegarde de l’indépendance de la justice, liberté fondamentale s’il en est , en consacrant le faux en écritures publiques  comme vecteur du droit et de la déontologie.

Ordonner en conséquence pour la sauvegarde de cette liberté fondamentale qu’il échet de publier au Journal Officiel de la République Française que la transcription datée du 4 juillet 1980 de l’interview du requérant par la Radio Télévision Luxembourgeoise , pièce  371 de son dossier disciplinaire, doit être dénoncée comme pièce falsifiée qui justifie de faire immédiatement cesser le déni de justice opposé depuis le 23 avril 1981 au recours en révision régulièrement formé par Jacques BIDALOU contre la décision de révocation du 8 février 1981.

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