Pataterie au Conseil d’Etat

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Paris le 28 novembre 2019

Jacques BIDALOU

Magistrat honoraire

à

Mmes et MM. les Hauts Conseillers d’Etat

OBJET : Force et Honneur dans la pataterie nationale

C’est certainement pour vous rendre hommage que M. Jean-Denis COMBREXELLE a rendu son ordonnance n. 436033 du 20 novembre 2019 qui a si bien su  invoquer le défaut d’urgence pour évacuer ma requête du 18 novembre 2019 qui dénonçait l’entreprise de faux et usage de faux en écritures authentiques par laquelle le Conseil d’Etat, agissant au demeurant  comme juge de cassation du CSM,  avait  cru pouvoir ratifier la décision de forfaiture prononcée  le 8 février 1981 par le Conseil Supérieur de la Magistrature pour justement  avaliser  ma révocation.

M COMBREXELLE ne s’est en rien interloqué de rencontrer un recours en révision du 23 avril 1981 qui en 2019 n’a toujours pas été jugé… le déni de justice ne dérange jamais les juges renégats qui toujours sans complexes viennent apporter sans scrupules leur propre contribution au prolongement du déni de justice.

  1. COMBREXELLE n’est pas davantage affecté  de se heurter à une pièce antidatée mais néanmoins retenue comme élément probant d’une décision de justice ouvertement trafiquée.

Tout démontre en vérité que pour être juge au Conseil d’Etat il faut avoir appris à vivre dans une  mélasse juridictionnelle de toutes les puanteurs, et qu’il ne saurait jamais y avoir d’urgence à s’en évader pour retrouver la dignité de la justice et le respect des règles de droit.

Il fallait être d’ailleurs taré comme un juge du Conseil d’Etat pour inventer la fable grotesque de la nécessité d’une décision à prendre sous 48 heures pour garantir la sauvegarde d’une valeur aussi essetielle que celle de l’indépendance de la justice.

Au-delà de 48 heures, il n’y a plus d’atteinte à une liberté fondamentale , il n’a plus d’urgence, et la compétence légalement attribuée au Conseil d’Etat par l’article L 521-2 du Code de Justice Administrative mais précautionneusement  interdite au juge des référés de l’ordre judiciaire,  se retrouve renvoyée au rencart des poubelles du Conseil d’Etat.

Il convient assurément de rappeler ici que le Conseil d’Etat , qui avait si bien œuvré dans les temps miliciens sur la qualification de juif , est cette juridiction qui trouva d’une merveilleuse habilité de s’abstenir de tout visa et de toute application de la loi d’amnistie du 4 août 1981, pourtant loi d’ordre public applicable d’office, lorsqu’il  eut à statuer le 5 mai 1982 sur ma décision de révocation du 8 février 1981,  et qui ainsi jouira pleinement  à profondément prostituer ses fonctions pour bafouer de toute sa vilénie constitutive le principe constitutionnel de l’inamovibilité des juges du siège.

Nul doute en tout cas que le Président de la Section du Contentieux honore de toute son envergure ses collègues juges du Conseil d’Etat, et qu’ensemble et de concert, ils poursuivront leur marche à l’infamie jamais fatiguée.

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