Véronique ANDRIOLLO

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Paris le 7 mai 2009

Jacques BIDALOU

Magistrat honoraire

                   à

Mme Véronique ANDRIOLLO

Adjointe au sous-directeur de la synthèse des ressources humaines du bureau des ressources transversales du service synthèse, stratégie et performance du Ministère de la Justice dévoyée en pantalonnade

OBJET : Votre courrier tricolore du 4 mai 2004 sous la devise LIBERTE

               EGALITE FRATERNITE valant bras d’honneur aux principes

               constitutifs de la République.

J’ai l’honneur de vous accuser réception de votre courrier du 4 mai 2009 qui fait réponse à mes précédents courriers mais que vous vous gardez bien de préciser.

Si vous ne respectez la tradition du courrier administratif qui implique de préciser les courriers auxquels l’Administration apporte sa réponse, c’est par volonté évidente de brouiller les pistes, de répandre la confusion et aussi de tenter de dissimuler que vous vous décidez à donner suite à un courrier que je vous avais adressé le 16 novembre 2007— soit il y a plus de 18 mois — et qui a été suivi d’un courrier par LRAR et d’un courrier plus récent qui jusqu’à présent n’avaient rencontré que votre impavidité bovine.

Je n’ai pas pour ma part des fonctionnaires subordonnés , des bureaux adaptés et des archives organisées pour suivre le sort de mes demandes, et vous spéculez naturellement  sur cette réalité pour en rajouter dans l’opacité ( et de fait je ne retrouve plus les courriers que je vous ai adressés, sauf celui du 16 novembre 2007).

Vous ne répondez évidemment à aucune de mes questions, sauf pour rappeler avec une délectation que je suppose spécialement jouissive que je n’avais qu’à demander la validation des services accomplis avant de me retrouver radié des cadres.

Mais justement qu’est ce qui vous permet d’affirmer que j’ai été radié de la magistrature le 24 juin 1987 alors que vous prenez soin de ne surtout pas produire cette décision du 24 juin 1987 qui m’aurait radié des cadres ?

Nous savons que pour accomplir les actes juridictionnels, nous avons une magistrature française qui ne sait plus exprimer pour idéal que son mot d’ordre : « Nous sommes tous des juges BURGAUD ».

Et au Ministère de la Justice, pour signer les actes administratifs, nous n’avons plus que des agents publics sans honneur, qui plutôt que d’être précis — et la précision est une forme de politesse élémentaire dans le fonctionnement des pouvoirs publics— choisissent de s’accommoder de la criminalité étatique, une criminalité qu’ils ont appris à déceler, à couvrir, à propager, à déployer, et finalement à achever.

Je vous mets en demeure de me communiquer cette décision du 24 juin 1987 qui vous permet d’affirmer que j’ai été radié de la magistrature ( et aussi le décret qui aurait rapporté le décret du 17 janvier 1978 qui m’a nommé juge chargé du service d’instance de Hayange).

Au demeurant, si vous vous êtes décidé  à répondre à  mes courriers, ce n’est pas par sursaut déontologique mais parce qu’il y a certainement d’autres manœuvres pitoyables en cours , qui expliquent que vous ayez reçu l’ordre de me répondre.

Je connais assez bien d’expérience, le monde des criminels , et je sais que  lorsqu’ils se décident à faire ce qu’ils avaient refusé de faire jusqu’alors, c’est qu’ils sont contraints de s’enfoncer dans le crime… c’est ce qui vous arrive.

Cela dit, de mémoire, la question centrale que je faisais valoir, c’est que le Ministère de la Justice est mon dernier employeur, et qu’en cette qualité, le décret du 2 octobre 1980 lui fait obligation d’établir l’état de mes services.

L’arrêté de concession du 15 décembre 2003, au demeurant toujours soumis à contentieux, a pu s’occuper de mes services au Ministère de la Justice, cela n’enlève rien à l’obligation qui incombe à la Chancellerie, alors que je vais avoir 65 ans le 9 janvier prochain, d’établir l’état des services complets , document qui doit m’être adressé avant de me renvoyer à faire valoir mes droits devant le régime général.

Je suppose que le présent courrier, en l’absence d’ordres de vos supérieurs, mais que valent vos supérieurs, n’aura pas de suites, mais il garde le mérite de vous renvoyer à votre valeur suprême , la lâcheté.

Je vous prie de transmettre mes salutations respectueuses au clochard qui stationne rue de la Paix depuis plusieurs semaines, il lui reste une humanité qui a depuis longtemps disparu du Ministère de la Justice.

 

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